(Yann
Mareschal)
Quand trop de villes de carrefours
Nous aurons échaudés
Quand las du confort des bourgs
Nous serons épuisés
Nous traverserons la forêt dense
Sans boussole et sans phare
Nous apprendrons là l'imprudence
Nous confiant au hasard
Je t'emmenerai à la clairière
De nos amours
De nos amours
Et l� tu verras la lumière
Teintée de vert
Teintée de vert
Quand brûlés jusqu'à la bobèche
En panne de paraffine
Devenus deux amants revêches
Usés comme des collines
Nous oublierons l'indifférence
Sourds tous les cafards
Nous apprendrons là l'insouciance
S'égarer rentrer tard
Atteindrons enfin la clairière
De nos amours
De nos amours
Puis se tarira la rivière
De tous nos pleurs
De tous nos pleurs
Et si tu es bien sur la mousse
Allongée cheveux fous
Et que le soleil t'éclabousse
De tous ses rayons doux
Nous resterons là immobiles
Ivres le sourire long
Et vivant comme des crocodiles
Nous nous tairons
Nous serons bien dans la clairière
De nos amours
De nos amours
Si simple sera la lumière
Tout sera clair
Tout sera clair
Et quand le soleil épuisé
Faible teinté de nuit
Nous fera signe de rentrer
Au départ dira oui
Je soufflerai sur tes paupières
Chahuterai tes cils
Nous quitterons le puits de lumière
Muets un peu fébriles
Toujours à l'esprit la clairière
Nous serons forts
Nous serons forts
Et tous nos démons nos vipères
Ils seront morts
Ils seront morts