(yann Mareschal)
La mélancolie déroule son tapis noir
Les rues de Paris sont désertes et humides
Le dimanche des tant pis la journée des déboires
Et cette vie s'ennuie à se trouver stupide
Pour un peu on se croirait poète
Et pour un rien on reste à sa fenêtre
Cette mouche qui s'agite contre le carreau
Qui touche du bout de l'aile une liberté factice
Dans la bouche d'un autre ces mots seraient si beaux
Mais la touche finale manque et c'est un supplice
Pour un peu on se croirait poète
Et pour un rien on reste à sa fenêtre
Journées émotions fortes sans aucun résultat
Pas plus d'inspiration que pendant la semaine
Poésie sans crayon sans fleur et sans éclat
Un dimanche au bailon au balcon et ça traîne
Pour un peu on se croirait poète
Et pour un rien on reste à sa fenêtre